Chers lecteurs,

Je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2012 !

La santé, le bonheur d’être parmi vos proches, voici ce que je peux vous souhaiter de bon cœur. Par contre pour le pouvoir d’achat des français, 2012 sera sûrement l’année du retour à la réalité. Le budget de cette année est le premier depuis des décennies qui commence à le réduire nettement : réduction des dépenses de santé, réduction des prestations sociales réelles (augmentation inférieure à l’inflation), hausse de l’impôt sur le revenu et sur la fortune (via le gel discret des barèmes nominaux), hausse de la TVA d’1,5 points sur de nombreux produits et services, suppression du prêt à taux zéro dans l’ancien, suppression de la niche fiscale Scellier, contribution exceptionnelle des hauts revenus, hausse de l’impôt sur les sociétés (temporaire) et hausse du prélèvement sur les plus-values (de 19% à 24%).

Et ce n’est que le début. Le gouvernement l’a avoué : l’effort nécessaire est de "100 milliards d'euros pour arriver à 0 déficit en 2016". Il ne faut pas s’attendre à ce que la réduction des déficit publics vienne d’une croissance miracle. Il faut les réduire même si (et surtout si) la croissance est faible. Quand le retour à la réalité sera terminé, notre pouvoir d’achat aura baissé d’environ 20% par rapport au niveau de 2010, sachez-le.

A partir de là, on pourra retrouver le chemin d’une croissance moyenne et d’une baisse du chômage, car les coûts du travail en France seront rapprochés de la valeur ajoutée de ce travail, la valeur créée par la production en France. En fait, pour retrouver le chemin de la croissance, c’est simple : il faut produire plus. Des produits industriels dans nos usines, oui mais pas seulement. Produisons plus de produits et services du XXIe siècle : des jeux vidéos, des applications mobiles, des livres…