Le référendum surprise que Papandreou va soumettre au peuple grec fait soudain ressortir un scénario qui avait pourtant été écarté il y a une semaine : un défaut brutal et unilatéral de la Grèce. Dans ce cas, toutes les institutions qui ont prêté de l'argent à la Grèce pourraient perdre 100% de leurs créances. Or, la Banque Centrale Européenne (BCE), qui a des capitaux propres de 81 Mds€, détient directement au moins 50 Mds€ de dette grecque. Par ailleurs, elle a aussi prêté des liquidités à des banques grecques... avec pour garantie de la dette publique grecque pour 145Mds€ (source Obliginvest) ! Si ces titres perdent toute leur valeur la BCE serait donc en faillite virtuelle. Pour qu'elle puisse continuer à fonctionner elle aurait deux options (comme le décrit Les Echos), qui une fois de plus diviseraient l'Europe : soit être recapitalisées par les Etats (ce que l'Allemagne favorisera), soit créer de la monnaie (ce que les pays surendettés privilégieront). Encore une fois, ce serait une lutte entre les vieux épargnants et les jeunes endettés !

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