Le parlement allemand va valider aujourd'hui l'élargissement du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). Mais une variable va en dire long sur la suite des évènements. Si M Schäffer, libéral auparavant allié à Angela Merkel, parvient à rallier plus d'une dizaine de votes contre, ce désaveu de Mme Merkel au sein de sa majorité la conduirait à provoquer des élections anticipées. Or étant donné que les allemands sont à 76% contre le soutien supplémentaire à la Grèce (autrement dit 76% des allemands ont compris que la Grèce était insolvable et que chaque euro supplémentaire prété sera perdu), ces élections seraient remportées par les opposants à ce soutien, qui doit être voté au bundestag en octobre. Et la Grèce privée de ce soutien ferait inévitablement défaut (sur au moins 50% de sa dette) ! Vous voyez donc l'effet papîllon du vote de quelques députés allemands ce jeudi !

L'histoire ne dit pas encore si la Grèce sortirait de la zone euro. Je pense que non car nul ne sait les conséquences que cela aurait ni pour les Grecs ni pour la zone Euro. Mieux vaut peut-être ne pas savoir. Par conséquent, même les allemands préfèreront un simple défaut. Cela aura l'avantage de forcer les banques à publier leurs pertes et leurs besoins en augmentation de capital, qui seront gérables si les défauts se limitent à la Grèce. Une fois cela réglé, la confiance dans l'économie pourrait revenir et permettre à tous les autres pays européens d'honorer leurs échéances... Espérons !

Dans ce scénario, la chute des bourses consécutive à un désordre politique en Allemagne serait suivie d'un vif rebond...