1/ Supprimer l'ISF

L'ISF génère 4 milliards d'euros de recettes par an et une grande complexité pour les déclarants et les agents de l'Etat responsables de son recouvrement. De plus il a fait fuir les plus riches et leurs gros patrimoines ce qui coûte plus que ce qu'il ne rapporte. Je prône donc sa suppression.

2/ Augmenter les taxes foncières

Je propose de compenser cette perte immédiate via la taxation du patrimoine immobilier. Les taxes foncières rapportent déjà beaucoup plus, de l'ordre de 33 milliards d'euros d'après Didier Migaud, premier président de la Cour des Comptes. Il suffit donc juste de les augmenter de 10% pour compenser la disparition de l'ISF. Cela fait du sens économiquement et socialement : les collectivités locales sont à mêmes d'évaluer la valeur des biens immobiliers, et donc de prélever beaucoup sur les riches propriétaires, ce qui les incitera à orienter leur épargne vers le financement des entreprises plutôt que l'accumulation de logements. Cela augmenterait de fait le nombre de logements à vendre (et diminuerait le nombre de logements vides) : une aubaine pour les primo-accédants (et une méthode moins coûteuse pour l'Etat que le généreux prêt à taux zéro !).

3/ Supprimer le PEA

Ainsi la détention de patrimoine financier (qui ne génère pas toujours un revenu, pensez aux jeunes entreprises en croissance qui ne distribuent pas de dividende à ses actionnaires) ne serait plus taxée par l'ISF chaque année, mais seulement au moment où l'on perçoit ses revenus (dividende ou plus-value), ce qui est beaucoup plus pratique. Aujourd'hui les plus-values sur valeurs mobilières sont taxées au taux de 19% + 12,3% de prélèvements sociaux, soit 31,3%, quelque soit votre revenu. De plus, un nouveau dispositif bien pensé encourage désormais de conserver ses titres plus de huit ans, ce qui est bon pour les entreprises (le montant de la plus-value ou moins value est diminué d'un tiers par année de détention au-delà de la cinquième, ce qui aboutit à une exonération totale au terme de huit ans (hors prélèvements sociaux)). Il ne reste plus donc qu'à supprimer les éxonérations de type PEA, car celui-ci incite seulement à laisser son argent sur un compte bancaire pendant huit ans, sans empêcher de faire du trading spéculatif actif (vendre et acheter de multiples actions tous les jours) ! Je m'étonne que personne n'y ait pensé...