NON A LA DETTE !!

«Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.»

26 novembre 2009

Dubaï au bord de la faillitte

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/11/25/04016-20091125ARTFIG00338-l-emirat -de-dubai-au-bord-de-la-faillite-.php

"Lesté de 80 milliards de dollars de dettes, Dubaï semble au bord de la faillite. Mercredi, l'une des holdings les plus importantes de l'émirat, Dubaï World, propriétaire via ses filiales immobilières, du gigantesque complexe hôtelier construit sur une île artificielle en forme de palmier, a demandé à ses créanciers un sursis pour renégocier l'intégralité de ses dettes, soit 59 milliards de dollars ! Il ne compte plus rien rembourser avant le 30 mai"

Il faut dire, quand on créé des îles artificielles en forme de palmier, il faut pas s'étonner !

Cela vous inspire quoi ? Les faillites d'Etats vont-elles déjà commencer ? En chaine ? Sommes-nous ce matin à l'aube d'un nouveau krach boursier ?

Posté par nonaladette à 10:59 - Finances publiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


14 novembre 2009

L'économie mondiale a redémarré

Depuis deux ans et demi, je suis plutôt prudent, voire pessimiste, quant à l'évolution de l'économie (bien m'en a pris, comme ça, je n'ai pas perdu d'argent en bourse). Mais aujourd'hui, quelle est la situation économique est quelle est son évolution ? Depuis le printemps, cette analyse est particulièrement difficile. Cependant je décèle - depuis peu - quelques signes positifs solides.

L'activité économique (en particulier la production industrielle) rebondit effectivement, après une chute d'une immense ampleur (par exemple en France environ +4-5% en 6 mois après -15% les 6 mois précédents). Quelle part de ce rebond est due aux plans de relance, français et étrangers ? Plus de la totalité. Peuvent-ils être prolongés longemps ? Assurément non, quelques mois tout au plus. La croissance sera-t-elle auto-entretenue quand ils s'arrêteront ? Grande interrogation !

Les facteurs qui militent pour un retour en récession :

1/ Le chômage, qui atteint un niveau élevé, et qui continue d'augmenter. Le nombre de chômeurs en fin de droits (typiquement en France ceux qui ne trouvent plus d'emploi depuis plus de 18 mois), commence tout juste à augmenter. Aux Etats-Unis, Obama vient d'ailleurs de décider d'allonger leurs droits pour éviter une explosion sociale.

2/ Corrolaire du chômage, le moral des ménages et leur volonté potentielle d'épargner plutôt que de consommer. Pour l'instant, ils continuent de dépenser à peu près autant qu'avant (et même plus en France).

3/ La fragilité des banques. Aux Etats-Unis les banques sont très décentralisées et de nombreux financements de PME viennent de banques régionales. Or elles font faillite les unes après les autres, au fur et à mesure que leurs actifs immobiliers (en durs ou sous forme de prêts) perdent leur valeur. Aux dernières nouvelles (23 octobre), 106 banques américaines ont déjà fermé leurs portes cette année. En Europe, c'est moins grave car on a été plus raisonnables. Mais en Chine, les banques sont incitées par le gouvernement central à prêter beaucoup, sans trop regarder si les emprunteurs rembourseront. Bombe à retardement ?

Ces aspects négatifs sont conjoncturels. Il y a des facteurs plus structurels qui militent pour un retour de la croissance :

1/Le seul moteur de la croissance économique, hormis les variations de court-terme liés à la confiance évoqués ci-dessus, c'est la hausse de la productivité. Pourquoi ? Quand on parle de croissance économique on parle de la croissance du Produit Intérieur Brut. Et le PIB, c'est quoi ? Pour faire simple c'est l'ensemble de nos revenus (et donc à fortiori, de ce que l'on consomme, épargne et désepargne s'équilibrant à peu près). Et ce que l'on consomme, c'est ce que l'on produit (forcément).

En trois lignes, nous venons d'établir une égalité aussi fondamentale qu'évidente en économie : PRODUCTION = CONSOMMATION. Pour augmenter notre consommation, il faut augmenter notre production. Et comme - hormis les variations de court-terme - la quantité de travail par actif est à peu près stable dans le temps, le seul moyen d'augmenter sa production, c'est d'augmenter sa productivité.

Les ménages peuvent bien ne pas avoir confiance à court-terme, les gains de productivité réalisés cette année - en particulier aux Etats-Unis - sont énormes ! En 6 mois, d'avril à septembre, le PIB a augmenté d'1%, mais le nombre d'heures travaillées a baissé de 3% ! La productivité, la valeur créée par chaque heure de travail, a ainsi augmenté de 4% ! 4% en 6 mois, c'est du jamais vu depuis... 1965 !!

Dans la pratique, cela veut dire que certaines activités peu productives ont été arrêtées. Maintenant il faut voir dans quelle mesure, et quel délai, elles pourront être remplacées par de nouvelles activités plus productives. Mais cela se traduira tôt ou tard en croissance du PIB. En France, par contre, la productivité - moins transparente - a augmenté d'environ 1% sur la période, après avoir diminué d'autant les 6 mois précédents. N'attendez donc pas que la croissance française soit proche de celle des Etats-Unis au cours des prochains années.

2/ Parmi les indicateurs économiques, il y en a un que j'aime bien : le Baltic Dry Index, qui calcule la moyenne des prix pratiqués par les transporteurs de matières premières (céréales, minéraux...) sur les principales routes maritimes mondiales. Pourquoi je l'aime bien ? C'est un vrai indicateur de l'économie réelle. Contrairement au prix du pétrole, il ne mesure pas ce que les opérateurs de marchés pensent qu'il va se passer, il mesure ce que les entreprises font. 

Seuls trois paramètres l'influencent : le prix du pétrole, l'offre de transport, la demande de transport. Les deux premiers étant assez bien connus, il s'avère que le Baltic Dry Index est un indicateur de la demande de matières premières, indicateur avancé de l'évolution de l'économie. Pas de spéculation, pas d'anticipation, seulement de l'économie réelle. Et effectivement, il s'était effrondré fin 2008, juste avant les marchés boursiers, avant de remonter fortement de janvier à mai, suivi avec 2 mois de retard par les marchés. Ensuite il a temporisé alors que les marchés ont monté. Mais depuis début octobre, il a doublé et a de nouveau dépassé (en termes d'évolution relative) les marchés boursiers. Pour moi c'est un deuxième signe fort d'une vraie reprise.

Celle-ci reste menacée, clairement, mais elle est bien réelle, et - qui sait - pourrait enfin relancer des investissements qui auto-alimenteraient la croissance future, sans l'aide des Etats...

Après cette analyse économique, je suis aussi obligé, en tant qu'être humain, d'avancer une analyse sociale/sociétale partant de ce paradoxe : l'économie est repartie, mais trouver un emploi est plus dur que jamais ! Avec le temps je commence à croire que la prise de contrôle du monde par les quelques dirigeants des grandes entreprises mondiales est, sinon organisée, en tous cas bien réelle.

Regardez Goldman Sachs, la grande machine à bulles : elle a vendu des crédits subprimes, tout en spéculant sur les marchés qu'ils allaient s'effondrer, de sorte qu'elle soit gagnante dans tous les cas de figure. Pendant que Goldman Sachs n'a cessé de faire des prodits, la crise a éliminé trois de ses principaux concurrents (Bear Sterns, Merrill Lynch & Lehman Brothers) et affaibli les autres (Citigroup, Bank of America, UBS...), tout en augmentant la valeur de "son marché" : la vente d'obligations publiques (le financement des déficits publics). Lisez cet article, vous verrez qu'en plus une part non négligeable des dirigeants de l'administration publique américaine sont des anciens de Goldman. Faits indépendants ? Rien n'est moins sur.

De manière plus générale, les déficits publics supplémentaires nés de la crise, couplés à la compétition internationale qui empêche d'augmenter les impôts, vont forcer les Etats et sécurités sociales à réduire leurs dépenses sociales, au profit du profit des entreprises, qui pourraient rapidement retrouver leur niveau exceptionnel de 2007.

Et pendant ce temps dans la vraie vie, on râle mais personne ne proteste vraiment. Même si certains écrivent sur leur blog ou dans les journaux pour dénoncer cela, cela n'a guère d'impact. Je ne comprends pas pourquoi les chômeurs en fin de droits, ainsi que les jeunes chômeurs qui n'ont jamais eu de droits, ne sont pas dans la rue à protester ? Y a-t-il besoin d'une étincelle ? Par ce que sur le fond, les raisons justifiant des comportements extrêmes sont évidentes.

Posté par nonaladette à 00:37 - Economie, marchés - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2009

Plus de 1000 visiteurs en octobre !

1283 exactement, et pour mon modeste petit blog, cela constitue une première et donc un record !

Merci à tous les visiteurs en en particulier à ceux qui ont laissé des commentaires! Qu'ils soutiennent, complètent ou critiquent mes notes, ils sont tous appréciés !

Posté par nonaladette à 17:51 - Economie, marchés - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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