NON A LA DETTE !!

«Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.»

21 octobre 2009

Les Européens mettent Paris en garde contre les déficits

Lu dans Le Monde :

"La politique budgétaire française est de nouveau dans le collimateur des dirigeants européens. Le commissaire chargé des affaires économiques et monétaire, Joaquin Almunia, a indiqué, mardi 20 octobre, au Luxembourg, qu'il avait l'intention d'examiner de près la façon dont les Français ont suivi, ou pas, les recommandations faites par les Vingt-Sept au moment de l'ouverture d'une procédure pour déficit excessif à leur encontre, en avril.

Cette évaluation risque, en pleine récession, de tourner au bras de fer entre Paris et Bruxelles. Les partenaires européens de la France avaient demandé au gouvernement, au printemps, de ramener le déficit en deçà de 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012. Or, depuis, Paris a repoussé cet objectif à 2015. La France prévoit un déficit public de 8,2 % cette année, contre 3,7 % en Allemagne, puis de 8,5 % l'an prochain.

Les dépenses annoncées au fil des jours par l'Elysée, tout comme le projet de grand emprunt, incitent à la plus grande vigilance à Bruxelles. Dès lundi soir au Luxembourg, face à ses collègues de la zone euro, la ministre de l'économie française, Christine Lagarde, a été invitée à préciser ses intentions, quelques heures avant d'aller présenter le projet de loi de finance à l'Assemblée nationale. En marge de cette visite éclair au Luxembourg, elle s'est gardée de commenter ce sujet embarrassant pour le gouvernement. A ses yeux, le début de la consolidation doit aller de pair avec le retour de la croissance et des créations d'emplois, au mieux à l'horizon 2011.

A l'issue de la réunion, Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe (le groupe des pays de la zone euro), a lancé une mise en garde à peine voilée à Paris : "Si un ou deux pays, en particulier s'il s'agit de grands pays, s'éloignent d'une politique vertueuse, des Etats voisins plus petits auront de grandes difficultés à expliquer à leur opinion publique pourquoi ils devraient respecter pleinement le pacte de stabilité", a-t-il lancé. A ses côtés, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE), a invité les Européens à s'en tenir à une "stricte observance" du seul instrument collectif de discipline budgétaire. Pour lui, le déficit de chaque pays devrait être réduit d'au moins un point de pourcentage dès 2011.

A Bruxelles, les eurocrates examinent comment appliquer le pacte de stabilité à des pays comme la France, l'Espagne, l'Irlande et la Grèce, dont le dérapage des comptes publics et l'endettement prennent des proportions "préoccupantes" [...] la Banque centrale européenne (BCE) pourrait menacer de remonter ses taux d'intérêt si les pays de la zone euro laissaient trop filer leurs déficits. Concernant la France, certains experts sont d'avis que la Commission européenne n'aura pas d'autre choix, si la situation budgétaire devait continuer à se dégrader, que d'avancer dans la procédure de déficit excessif, ouvrant la porte à d'éventuelles sanctions. "Techniquement, la France pourrait être visée par une telle mesure dès la fin de l'année, mais la Commission pourrait hésiter, car, politiquement, cela n'est peut-être pas très judicieux vis-à-vis de Nicolas Sarkozy", dit un expert financier. D'autres considèrent que l'exécutif européen pourrait choisir de temporiser, tout en formulant de nouvelles recommandations plus contraignantes à la France."

La Commission Européenne aurait peur de Sarkozy tellement il est génial ?

Posté par nonaladette à 18:58 - Finances publiques - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

antinomique

recommandations contraignantes? à m'expliquer...
sauf à montrer du doigt le vilain petit nicolas!

Posté par namam, 23 octobre 2009 à 19:00

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