NON A LA DETTE !!

«Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.»

04 mars 2009

Déficit public supérieur à 120 milliards en 2009

C'est le gouvernement qui l'admet, après avoir dépassé 50 milliards en 2007 et 70 milliards en 2008, le déficit public va s'envoler :

  • 100 milliards pour l'Etat (contre 35 en 2007). Je m'attendais à 90, ce chiffre de 100 me paraît donc réaliste
  • 15 pour la sécu (ce sera plutôt 20 vu la tendance prise par l'emploi en janvier)
  • et on attend ceux des collectivités territoriales (7 milliards en 2007)

Soit un total d'au moins 120, et plus vraisemblablement 130 ou 140 au vu des derniers chiffres. Avec plus de 90 000 destructions d'emplois en janvier, et alors que le bâtiment n'a pratiquement détruit aucun des plus de 200 000 emplois créés pendant la bulle immobilière, qui croit que l'économie française ne détruira que 300 000 emplois cette année ?

Fin mars, on devrait avoir les chiffres définitifs de l'INSEE sur le déficit 2008 et une bonne vision sur 2009. J'attends avec impatience cette échéance, car pour moi, les 120 milliards que vient de reconnaître le gouvernement, c'est déjà 6,2% du PIB 2009 (et à 140 on dépasse 7%), et pas 5,5% comme le répètent les journalistes...

Et comment réduira-t-on ce déficit ensuite, sachant qu'on n'arrivait même pas à le réduire pendant les périodes de croissance ? A priori, on se dirige plutôt vers les 200 milliards de déficit en 2010...

On ne sortira de cette crise que lorsque l'on aura accepté d'abandonner une partie de notre niveau de vie.

Posté par nonaladette à 07:46 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

devenir un décroissant?

Mais si on accepte d'abandonner une partie de notre niveau de vie, il semblerait pourtant que cela accentue la baisse de la consommation, et donc l'accélération du chomage, non?

Posté par namam, 05 mars 2009 à 23:27

Bravo Nico

Comme tous les contribuables j'ai reçu ma déclaration d'impôts, avec un feuillet d'information comportant un prévisionnel 2009 du budget de l'état.
100 milliard de dettes pour 2009 sur 266 de recettes, mais ou va t'on? sachant que sur ces 100 milliards 44 correspondent au seul paiement des intérêts de la dette de l'état.
Enfin le plus hallucinant c'est que malgré sa diffusion à au moins la moitié des français, personne ne réagit...

Posté par Feyd, 17 mai 2009 à 17:23

C'est clair

Feyd, c'est tout à fait exact et vous avez tout à fait raison !

Posté par Nono Ladette, 20 mai 2009 à 11:10

Nous sommes plus vulnérables qu'en 1929, même avec notre parachute social qui protége peu ou prou les salariés

Depuis cet été, les commentateurs ne cessent d'évoquer le souvenir du krach de Wall Street.
Mais nous sommes à la fois mieux protégés et plus vulnérables qu'en 1929.
L'Histoire est une drogue dure ; surtout quand elle est mal connue. Dès qu'une démocratie paraît céder devant une dictature, on invoque Munich. Quand les marchés financiers s'effondrent, on sonne le tocsin de 1929. Bien sûr, la crise de 2008, par sa brutalité, son ampleur, sa naissance à Wall Street, sa transmission aux autres places financières, sa contamination de l'économie productive, donne un fumet de 1929 ; mais n'est-ce pas le cas de toutes les crises que connaît le capitalisme de manière cyclique ?
Plus notables s'avèrent les différences. Dans les pays développés, le filet social protégeant les salariés est sans commune mesure avec ce qui n'existait pratiquement pas. Des pays gigantesques - Inde, Chine, Brésil - sont devenus des puissances industrielles pénétrant un « marché mondial » encore parcellisé en 1929. Enfin, le contexte socioculturel, voire psychologique, n'a plus rien à voir. Après la guerre de 1914, les populations, brisées par la violence de la guerre et maltraitées par l'inflation, aspiraient à un retour à l'ordre et à la stabilité - politique et financière - qu'elles avaient connus au long du XIXe siècle : il faut se souvenir que le franc germinal de Napoléon avait gardé la même valeur de 1803 jusqu'à 1914 !
Ce n'est pas la crise de 1929 qui - à l'exception notable de Hitler - a provoqué l'avènement des régimes autoritaires, de l'Italie à la Hongrie, mais bien cette aspiration vaine de retour à un ordre défait. Et même la situation allemande ne sortit pas toute casquée de la crise de 1929. Depuis 1918, ce pays avait subi la politique des « réparations » et l'occupation de la Ruhr, maudissant son tourmenteur français ; mais, protégé par les Anglo-Américains, il n'avait pas perdu son unité territoriale et politique, alors que son voisin impérial autrichien avait été vendu à la découpe aux nationalités d'Europe centrale, devenues autant de proies tentantes pour le prédateur germanique.
La crise de 1929 emporta la République de Weimar dans la tourmente, mais ses dirigeants n'avaient jamais renoncé à prendre leur revanche sur le « diktat » de Versailles. La Seconde Guerre mondiale fut donc avant tout la suite et la fin de la première. L'Europe, entre 1914 et 1945, vécut une nouvelle guerre de Trente Ans, qui entraînera la fin du règne des puissances européennes au profit des Etats-Unis d'Amérique. Même passage de témoin monétaire entre la livre sterling et le dollar qui devint, en 1945, la seule monnaie de réserve mondiale, « as good as gold ». Ce n'est pas non plus le fameux New Deal - politique de grands travaux lancée par le président Roosevelt en 1932 et théorisée par Keynes en 1936 - qui sortit l'Amérique de la dépression, mais bel et bien la guerre elle-même, qui transforma les Etats-Unis en atelier militaire des puissances alliées contre l'Allemagne nazie.
Pourtant, nos experts et nos politiques contemporains, obsédés par les politiques déflationnistes engagées naguère par le président américain Hoover, se sont lancés dans une « course aux milliards » dénoncée par le seul gouvernement allemand. Certes, la brusque contraction de l'activité économique, l'effondrement du marché automobile, le chômage qui pointe son nez étaient les signes d'une situation keynésienne. Mais la crise vient elle-même de cette bulle d'argent facile, entretenue pendant des années par la banque centrale américaine. Comme si les économies occidentales, droguées à l'endettement, passaient de la politique monétaire accommodante à celle de la politique budgétaire déficitaire.
Même confusion autour de la question du libre-échange et du protectionnisme. Le souvenir vague et inquiétant de l'après-1929, et de ces politiques commerciales agressives qui se transformèrent en affrontements militarisés, pousse les dirigeants du monde à multiplier les rencontres. La France de Giscard avait inventé le G7 ; celle de Sarkozy accoucha du G20. Des déclarations hostiles au protectionnisme se multiplient à travers la planète, alors même que le cycle de l'OMC, dit de Doha, est en panne depuis des mois. La crise de 2008 est pourtant d'abord celle de la mondialisation ; les salariés américains pauvres, à qui on a prêté des subprimes, n'avaient pas vu leurs salaires augmenter depuis des années, parce que l'entrée sur le marché mondial de 2 milliards d'Indiens et de Chinois, sans oublier les énormes migrations venues des pays pauvres ont exercé une pression à la baisse sur les salaires des pays occidentaux, permettant une explosion des revenus du capital.
Dans les années 30, les troubles sociaux et politiques se limitèrent aux pays occidentaux. Demain, quelles seront les réactions en Chine, en Inde, au Brésil, en Afrique même, où des villes tentaculaires de 20 à 30 millions d'habitants ont aspiré les campagnes ? La crise économique, promettent les experts, devrait conduire près de 1 milliard d'humains sur les routes de la migration, au sein des continents africain et américain et, bien sûr, à destination de l'Europe.
Cette revanche, plus de trois mille ans après, des nomades sur les sédentaires, au cœur d'une démographie mondiale qui a explosé, nous faisant passer d'une humanité de 2 milliards d'hommes à 6 milliards aujourd'hui, 9 demain, sera sans doute la cause de bouleversements planétaires majeurs, qui feront peut-être passer notre si terrible crise de 1929 pour une anodine bluette.

Posté par Alain Belon, 21 mai 2009 à 10:22

Au secours : les retraites seront-elles payées aprés le 10 octobre 2009 ?

Comment financer la dette sociale ? Comment tenir le déficit public avec des comptes sociaux déficitaires d'au moins 20 milliards d'euros en 2009 ? La question hante le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, qui voit fondre, mois après mois, les recettes de l'Etat et celles de la Sécurité sociale.
Le 4 mars, Eric Woerth avait fait état du très fort ralentissement de la masse salariale du secteur privé, de + 3,6 % à 0 %, et évoqué le chiffre de 17 à 18 milliards d'euros de déficit du régime général. En moins de trois mois, la situation s'est encore dégradée, la masse salariale se contractant de 1 % du fait des destructions d'emplois, et le ministre n'exclut plus 2 milliards de trou supplémentaire.
Cela ne fait pas ses affaires ni celles de François Fillon, qui souhaite, ce qui est une gageure, limiter la dérive des finances publiques, à tout le moins en afficher le principe. Faute de pouvoir augmenter les prélèvements obligatoires - le président de la République s'y oppose -, le gouvernement ne peut transférer de nouvelles dettes à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). En effet, depuis la loi organique de 2005 et une décision du Conseil constitutionnel prise dans la foulée, on ne peut pas allonger la durée de vie de cet organisme, ni lui transférer des charges nouvelles sans prévoir les recettes qui vont avec.
Le gouvernement est donc coincé, et envisage, comme l'a révélé La Tribune du 19 mai, d'autres hypothèses : la création d'une caisse spécifique pour la "dette sociale de crise" ou la reprise par l'Etat de cette même dette, dont le montant n'est pas encore arrêté.
Une telle problématique n'est pas sans évoquer les années 1990. Confronté, au lendemain de la récession de 1993, à l'irrésistible dégradation des finances sociales, le gouvernement Juppé avait créé en janvier 1996 la Cades. Il l'avait chargée de refinancer un prêt de 21,34 milliards d'euros et d'apurer cette dette en treize ans et un mois. On lui avait affecté le produit de la nouvelle Contribution de remboursement de la dette sociale (CRDS), au taux de 0,5 %, assise sur l'ensemble des revenus (activité, remplacement, patrimoine...).
La suite est connue : le régime général de Sécurité sociale est resté déficitaire (sauf entre 1999 et 2001), et les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédé depuis 1997 ont demandé toujours plus à la Caisse. Sa durée de vie a été prolongée jusqu'à l'extinction de sa dette, désormais attendue pour 2021-2022...
Début 2009, 26,9 milliards d'euros de dettes supplémentaires ont été confiés à la Cades, à laquelle a été affecté 0,2 point de CSG (2,2 milliards en 2009) en plus des 6,1 milliards de CRDS. Mais le gouvernement Fillon ne peut pas continuer sur cette lancée. Le gouvernement réfléchit donc à la suggestion d'Edouard Balladur de cantonner les déficits et la dette de crise. Le rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée, Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne), a suggéré la création d'une caisse spécifique de crise, mais M. Woerth ne semble guère partisan de créer "une Cades-bis".
L'idée de reprise de la dette sociale par l'Etat n'est pas exclue, mais dans ce cas-là, note un expert, "c'est un peu la grande lessiveuse. Il n'y a plus ni échéance ni scénario de remboursement." Pour la droite, acquise depuis la réforme Juppé de 1995 à la responsabilisation des assurés sociaux, un tel dispositif risque d'être contre-productif et d'alourdir le fardeau des jeunes générations. D'où le projet, politiquement plus acceptable, de créer un fonds spécial au sein de l'Agence France Trésor.
Aucune décision n'est encore prise, mais le temps presse. Le plafond de découvert de trésorerie accordé à l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), liée à la dette sociale, est actuellement de 18,9 milliards. Or, selon le ministre des comptes publics, "il doit être relevé à 30 milliards avant le 10 octobre, faute de quoi les retraites ne pourront pas être versées..."

Posté par Alain BELON, 24 mai 2009 à 09:14

En 2008, le déficit budgétaire a augmenté de 47 % pour s'établir à 56,3 milliards d'euros

'Etat ne tient ni ses recettes ni ses dépenses. C'est ce qui ressort de la synthèse du rapport sur l'exécution budgétaire 2008 annexé au projet de loi de règlement, qui est présenté mercredi 27 mai en conseil des ministres.

Le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, doit présenter les grandes lignes de ce document le 3 juin aux commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Le déficit budgétaire s'est accru. En 2008, le déficit budgétaire a augmenté de 47 % pour s'établir à 56,3 milliards d'euros alors même que la dégradation de la conjoncture a eu un impact limité, "au plus égal à 4 milliards" sur les recettes fiscales nettes.

Autrement dit, ce n'est pas la récession qui explique la forte hausse du déficit budgétaire, mais la combinaison de deux éléments : l'Etat s'est privé de recettes précieuses en poursuivant la politique d'allégements fiscaux engagée avec la loi TEPA du 21 août 2007. Par ailleurs, il ne maîtrise pas ses dépenses.

Des dettes ne sont pas remboursées. La haute juridiction financière fait aussi remarquer que 5,9 milliards de dettes exigibles en 2008 n'ont pas été remboursés et que 953 millions de dépenses de prime d'épargne logement ont été payées au moyen d'avances rémunérées consenties par le Crédit foncier de France...

Les recettes sont en repli. Le ralentissement de la conjoncture dès le début 2008, puis l'accélération de la crise à partir de la faillite, le 15 septembre, de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers "ont limité la croissance spontanée des recettes à 7,3 milliards, confirmant l'affaissement du dynamisme des bases taxables déjà constaté au cours des deux dernières années", relèvent les magistrats financiers.

Mais, ajoutent-ils, l'impact de la crise sur les recettes fiscales nettes a été "globalement limité en 2008" et serait "au plus égal à 4 milliards".

Les ressources nettes de l'Etat ont diminué de 4,6 % en 2008 : elles sont en retrait de 11,2 milliards par rapport à 2007. A la différence des années précédentes, 2008 a été marquée par une baisse sensible des recettes fiscales nettes (- 6,7 milliards) et non fiscales (- 730 millions).

A elle seule, la poursuite de la politique d'allégements fiscaux a induit en 2008 une diminution de recettes de 7,6 milliards, souligne la Cour. La gauche qui n'a cessé de critiquer le paquet fiscal présidentiel, qui cible les plus aisés des contribuables et prive le gouvernement de marges de manœuvre budgétaires, appréciera sûrement cette précision.

Les dépenses ne sont pas stabilisées en volume. S'agissant des dépenses, les critiques de la Cour des comptes sont encore plus nettes : la norme fixée par le gouvernement (une stabilisation en volume) "n'a été respectée, formellement, que parce que l'inflation (2,8 %) a été sensiblement plus forte que celle prévue dans la loi de finances initiale (1,6 %)".

Les dépenses du budget général ont cru de 2,8 % et celles de l'ensemble de l'Etat de 3,4 % (alors que l'objectif était de 1,9 %), observent les magistrats financiers.

Comme en 2007, la Cour plaide pour une norme de dépenses élargie à une partie des remboursements et dégrèvements (90 milliards en 2008), à la totalité des prélèvements sur recettes aux collectivités locales, aux recettes affectées aux opérateurs, aux comptes spéciaux et aux budgets annexes.

Elle relève aussi que la lecture de l'exécution budgétaire est compliquée par le poids des dépenses fiscales (allégements d'impôts, exonérations...). Ces fameuses "niches fiscales" au nombre de 486, ne sont indolores qu'en apparence pour les finances publiques. Elles ont représenté 70 milliards en 2008 (+ 7 % par rapport à 2007), "soit l'équivalent de 21 % des dépenses totales du budget général".

Le déficit de 2008 a représenté un cinquième (20,2 %) des dépenses de l'Etat et le quart (25,4 %) de ses recettes nettes. Avec de tels chiffres, il apparaît que ce que pouvait faire le gouvernement en 2008 en matière de soutien conjoncturel était limité.

Le rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques, que la Cour des comptes prépare pour le débat d'orientation des finances publiques de début juillet, doit permettre d'en savoir plus sur 2009 et 2010, deux années où l'impact de la récession devrait, cette fois-ci, être particulièrement fort.

Posté par Alain BELON, 31 mai 2009 à 13:44

Madame Lagarde (née Lalouette) est optimiste : nous allons vers 6% de déficit public

En février, la Commission européenne a enclenché une procédure pour déficit excessif contre la France, lui donnant jusqu'à 2012 pour ramener son déficit public (Etat, collectivités, Sécurité sociale) sous la barre des 3% du produit intérieur brut (PIB), conformément aux règles du Pacte de stabilité.
Le déficit français a déjà atteint 3,4% du PIB en 2008 et devrait encore se creuser cette année.
Le gouvernement, en se fondant sur une baisse du PIB de 1,5% cette année, a jusqu'à présent assuré pouvoir réduire fortement le "trou" dans ses caisses dès 2011 (4% du PIB) pour revenir à 2,9% en 2012.
Mais Mme Lagarde table désormais sur un recul du PIB "autour de 3%" en 2009, qui devrait mécaniquement se traduire par un déficit public de l'ordre de 6%.
Ce chiffre de 6% "ne me paraît pas faux mais pas juste non plus", a commenté Mme Lagarde.

Posté par Alain BELON, 04 juin 2009 à 15:23

Deux mois plus tard, le copain de Mme Lagarde lui balance une grande claque dans le dos

Le ministre du Budget Eric woerth a annoncé dimanche un déficit de 7 à 7,5% du PIB en 2009 comme l'année suivante, une croissance du PIB de 0,5% en 2010 et une hausse de 10 milliards d'euros du déficit de la Sécurité sociale en 2010. "L'Etat sera aux alentours de 115 milliards d'euros de déficit" et les collectivités locales autour de 140 milliards cette année, a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL. Pour autant, l'Etat ne prévoit pas d'augmenter le rythme de suppressions de postes chez les fonctionnaires, maintient la suppression progressive de la taxe professionnelle et n'augmentera pas les impôts.
Alors qu'il devait revoir mercredi 24 juin la prévision du déficit, annoncé à 5,6% en mars dernier, le ministre chargé des comptes de la France a justifié cette nette hausse par la baisse continue des recettes et par les dépenses du plan de relance. "Le déficit dû aux frais de fonctionnement, c'est très mauvais.
Les dernières prévisions de Bercy étaient basées sur une prévision de croissance de -1,5%. Elle sera de -3%, selon les chiffres donnés vendredi par l'Insee. Dans une étude parue fin avril, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait prévu un dérapage à 6,7% du PIB en 2009 et à 8,3% en 2010.

Posté par C.Lafin, 01 août 2009 à 17:36

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