NON A LA DETTE !!

«Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants.»

29 novembre 2008

L'inflation a disparu

Le 7 octobre, j'avançais avant tout le monde sur ce blog que l'inflation allait baisser très vite : "Je vous annonce donc que l'inflation retombera sous la limite acceptable par la Banque Centrale Européenne (2%) dès décembre en France et janvier dans l'ensemble de la zone euro" et que la Banque Centrale européenne, après des mois perdus à essayer de compenser la hausse des prix du pétrole contre laquelle elle ne pouvait rien, "acceptera enfin de baisser ses taux, et même assez fortement".

La réalité va encore plus vite, sur un an l'inflation n'est plus que de 2,1% en novembre. On sera donc surement en-dessous de 2% dès décembre en France comme en zone euro. La BCE a baissé ses taux d'1 point à 3,25% et elle les baissera encore fortement ce jeudi 5 décembre, puis en 2009, probablement jusqu'à 1%, voire 0 si les risques de déflation prennent le pas sur ceux d'inflation, avec des matières premières comme le cuivre et l'aluminium qui ont effacé en 6 mois trois ans de forte hausse de leur prix !

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16 novembre 2008

Révision à la baise de la croissance (ter)

Après le FMI et la Banque Mondiale, l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques de 30 pays parmi les plus développés, basée à Paris) a revu aussi à la baisse la semaine dernière ses prévisions de croissance, annonçant une récession dans sa zone de l'ordre de -0,3% en 2009 avec une forte montée du chômage et une baisse des prix de l'immobilier en Europe.

"L'OCDE dans son ensemble est actuellement en récession et devrait y rester pour un bout de temps", a déclaré Joergen Elmeskov, directeur des études politiques à l'OCDE lors d'une conférence de presse.

Bien que l'OCDE évoque certains facteurs durables de récession ("Un autre facteur important est l'ajustement en cours sur les marchés immobiliers qui dans de nombreux pays européens, et sur la base des cycles précédents dans ce secteur, va encore durer longtemps"), elle m'étonne par son optimisme sur la rapidité et la vigueur du rebond : elle pense que la croissance retrouvera son potentiel de moyen-terme dès 2010.

En effet, elle juge que "ces facteurs négatifs vont toutefois être en partie compensés par l'augmentation du revenu réel des ménages résultant de la baisse du prix des matières premières tandis que l'inflation devrait diminuer après ses pics de l'été dernier".

Pour adoucir les effets de la crise : "La politique budgétaire a un rôle à jouer" et les pays qui disposent de marge de manoeuvre budgétaire doivent l'utiliser avec notamment des baisses d'impôts en direction des ménages victimes du resserrement des conditions de crédit, conseille l'OCDE. Bien sûr, pour cela il faut avoir fait des budgets en excédent pendant les bonnes années. L'Organisation rappelle d'ailleurs que "dans le même temps, compte tenu du niveau élevé de la dette publique dans de nombreux pays de l'OCDE, il est tout aussi important qu'un cadre crédible soit mis en place pour assurer la stabilité budgétaire à long terme".

L'organisation, prenant la mesure de la partie financière de la crise, appelle également à une réforme de l'architecture financière mondiale et souligne que la régulation et la surveillance doivent être améliorées, les dispositifs jusqu'ici en place "ayant créé des incitations à une prise de risque excessive et conduit les institutions financières à augmenter leur endettement dans des conditions non-transparentes jusqu'à des niveaux qui se sont révélés insoutenables".

Mais l'OCDE ne préconise pas une remise en cause totale du système capitaliste. M. Elmeskov a mis en garde contre "le risque dans l'environnement actuel d'un excès de régulation contre des marchés ouverts et concurrentiels. Un tel développement serait trés néfaste", a-t-il prévenu.

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13 novembre 2008

Le déficit de la sécu en hausse, encore !

En avril dernier, je me réjouissais d'un déficit de la sécurité sociale inférieur aux prévisions en 2007 (9,5 milliards contre 12 milliards attendus mi-2007) grâce au grand nombre de créations d'emplois. En 2008, c'est l'inverse : le gouvernement vient de revoir à la hausse sa prévision de déficit : on devrait faire 9,3 milliards contre 8,9 attendus jusque là. En 2009 on devrait avoir 10,5 milliards et non 8,6. A l'exception de 2007, l'histoire se répête tous les ans depuis des années  : on prévoit un déficit en baisse mais il reste d'environ 10 milliards.

 

10 milliards de dette qui se cumulent chaque année, 10 milliards de prestations sociales et de soins médicaux distribuées qui ne sont payés par personne. Ah si, par nos enfants ! Heureusement qu'il y a la dette !

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12 novembre 2008

Révision à la baisse de la croissance (bis)

C'était hier au tour de la Banque Mondiale d'accorder ses violons avec le FMI : la croissance du PIB du monde sera de 2% en 2009 (et non plus de 4% comme elle le prévoyait jusque là). Cette moyenne se compose de -0,1% dans les pays développés et de +4,5% dans les pays en développement. Sur ce dernier point, la prévision de la Banque Mondiale est légèrement inférieure à celle du FMI. "Certains pays en développement seront touchés bien plus que la moyenne, connaissant une croissance négative par habitant, voire même en termes absolus", explique la Banque Mondiale.

Parmi les pays dont la croissance est en train de stopper net, outre la Chine qui annonce un plan de relance de 586 milliards de dollars sur deux ans (un tiers des fameuses réserves de change qui devaient servir à conquérir le monde) comme le souligne Marc Fiorentino, la Russie est en grande difficulté : le rouble baisse, la banque centrale essaie de le soutenir, c'est-à-dire qu'elle dépense des dizaines de milliards de dollars pour acheter des roubles... une monnaie qui va se dévaluer de toutes façons. Le risque c'est que les emprunts contractés par la Russie à l'étranger deviennent beaucoup plus chers pour les russes et que le pays ne redevienne insolvable... comme lors de sa crise précédente il y a dix ans. Bref, L'Etat russe grille ses réserves pour rester solvable.

Le concept des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) comme grands moteurs de la croissance mondiale prend du plomb dans l'aile.

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06 novembre 2008

Révision à la baisse de la croissance

C'est d'abord le gouvernement français qui a dû, bien qu'il voulait attendre la publication de la croissance du 3e trimestre, revoir sa prévision de croissance 2009 de 1% à une fourchette de 0,2 à 0,5%. Cela reste plus que mes prévisions (j'y reviendrai en détail dans une prochaine note), mais pas excessivement pour une fois. Sauf que les dépenses ont été prévues sur la base d'une croissance d'1%, donc le déficit va exploser quand-même. Le gouvernement n'avoue qu'une petite hausse pour l'instant (2,9% du PIB en 2008 et 3,1% en 2009 contre 2,7% en 2007), mais la réalité sera plus probablement 3% en 2008 et près de 4% en 2009.

Plus choquant, le gouvernement prévoit ensuite 2% de croissance en 2010 puis 2,5% ensuite. Sur quelle base ?! Le potentiel de croissance de la France, c'est-à-dire la croissance moyenne à moyen-terme, se situe désormais entre 1 et 1,5%. Par quel miracle ferait-on plus ? C'est avec des prévisions comme cela qu'on fait des dépenses trop larges et qu'on se retrouve avec un déficit hors de contrôle !

Le même jour le FMI a remis à jour ses prévisions de croissance lui aussi -auxquelles j'adhère désormais - en prenant en compte l'aggravation de la crise vécue depuis septembre : le monde ne devrait croître que de 2,2% en 2009 contre 3,7% en 2008 et près de 5% les années précédentes. La France, comme la zone euro, devrait même voir son PIB se contracter de 0,5% sur l'année 2009, et les Etats-Unis de 0,7% ! Le FMI est le premier organisme à prévoir officiellement une récession à l'échelle de l'ensemble des pays développés. Le scénario est moins noir pour les pays émergents qui croîtront un peu moins vite (5% en moyenne contre 8% jusqu'à 2007) : 5,3% au Moyen Orient, 6,3% en Inde, 8,5% en Chine. Il faut pourtant garder en mémoire qu'au cours des dernières années, la moitié des constructions dans le monde l'ont été... en Chine ! Pourtant, si grand soit-il, ce pays ne contient que 20% des habitants de la planète et seulement 10% du PIB mondial. Si forte soit sa croissance, elle ne représente que 15% de la croissance mondiale sur les dernières années. Si bulle immobilière il y a eu aux USA et en Europe, alors méga bulle y a-t-il eu en Chine ! Si le prix des matières premières s'effondre depuis quelques mois (pétrole divisé par 2, cuivre et plomb par plus de 3, etc) c'est parce que la Chine importe moins de volumes que l'année dernière. La croissance est en train de ralentir fortement là-bas aussi !

Posté par nonaladette à 22:27 - Economie, marchés - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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