François Bayrou a réfusé depuis 2002 d'entrer au gouvernement. Il a refusé depuis 2004 de voter les budgets en déficit de l'UMP. Il a voté en 2006 la censure contre ce gouvernement. Bien que Sarkozy avait initialement prévu de ne pas taper sur Bayrou pour récolter ses voix au second tour, l'UMP a violemment attaqué Bayrou depuis quelques jours. Ce dernier s'étant juré de proposer une autre voie aux français, il est parti se battre seul contre les défauts de la Ve république.

Bayrou est sur le point de rétablir la démocratie. Il met à mal le monopole de l'UMPS (dont on constate les innombrables méfaits), menaçant de renvoyer dans leurs contrées des dizaines de politiciens qui se croyaient établis et assurés de vivre aux frais de l'Etat pour quelques années encore. Quel pire ennemi pourrait avoir l'UMPS?

Et par conséquent : quel serait son sort s'il arrivait troisième le 22 avril?

Lors de l'élection régionale de 2004 en Aquitaine. Bayrou, qui était parti pour gagner sinon rien, est arrivé troisième. Il s'est retiré du jeu sans donner de consigne de vote et est passé à autre chose. Le monsieur a sa fierté et ne s'alliera pas à l'un des clans pour n'être qu'un second couteau. Il préfèrera retourner à ses chevaux de courses et à son conseil général. Quelles seraient les conséquences d'un tel scénario? Quelles seraient les conséquences de l'échec d'une destabilisation du système "UMPS"? Que se passerait-il si la dynamique Bayrou faisait "pshiit"?

François Bayrou est la première alternative crédible à l'UMPS depuis 30 ans. Il est aussi la dernière. Car si les français ne l'envoient pas à l'Elysée, la classe politique actuelle, confortée, l'achèvera. Il détruiront son image et anéantiront son parti. Et surtout, personne n'aura plus jamais ce courage, personne n'osera plus jamais remettre en cause l'UMPS. On se dirigera vers un système à l'américaine ou on a le choix entre des nuls et des mauvais, tous les deux liés à de gros intérêts industriels et financiers.

On a dans nos mains, avec notre bulletin de vote, notre dernière chance d'éviter cela, de rendre sa représentativité au parlement, de remettre les choses en place, de remettre la France en route. Ne nous trompons pas.